Extraits :
Entre tactique et convictions, le candidat de l'UMP n'a plus aucun tabou.
Un monde divisé entre le bien et le mal, comme le voient les néoconservateurs. De l'émotion à toutes les sauces, comme dans une émission de télé-réalité ( «A l'enterrement d'un gendarme, son petit garçon de 5 ans m'a tiré par la manche et m'a dit : "Sors-le de la boîte." On ne sort pas indemne d'une telle scène», dit par exemple Nicolas Sarkozy dans Paris Match de cette semaine). Des boucs émissaires à profusion : les «voyous», les Rmistes, les assistés... Un besoin constant de stigmatiser les plus faibles dans la société ou ceux qui «égorgent des moutons dans la baignoire». Des oeillades permanentes à l'extrême droite comme lorsqu'il cite Rivarol dans ses discours... Ainsi va Nicolas Sarkozy en cette campagne au nom de la «lutte contre la pensée unique». Celle, qui «prétend penser à la place des Français, prétend décider pour tous les autres, prétend tout savoir mais ne cesse de se tromper sans pouvoir se remettre en cause», a-t-il dit à Lille en meeting le 28 mars.
De même, le chroniqueur revenait sur les propos tenus par Sarkozy lors d'un entretien avec le philosophe Michel Onfray pour Philosophie magazine d'avril : «J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile.» Toujours à propos de génétique, l'ex-ministre ajoute : «Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable.» Ces propos ont fait bondir François Bayrou qui les a trouvé «terriblement inquiétants» et «glaçants» . Ségolène Royal, elle, s'est contentée d'un simple : «Je laisse les scientifiques répondre» .
Pour Sarkozy, seuls les «tenants de la pensée unique» peuvent voir dans ces affirmations des «dérapages». Pour lui, ce ne sont que «des convictions», des «vérités étouffées». Et c'est précisément selon lui «parce que l'on ne parle pas de ces sujets» que la «crise morale française» a prospéré. Nicolas Sarkozy fait le pari que si il investit ce terrain en lieu et place de Le Pen, cela ramènera vers lui les électeurs frontistes et plus largement ceux de la «France exaspérée».
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