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vendredi, juin 24, 2011

Fibre créatrice


En 2010, ils sont moins nombreux à tenir un blog, publier des articles ou charger des vidéos sur YouTube, révèle une étude. Mais ils se ruent sur les réseaux sociaux.
http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif
Sur Internet, les Français sont davantage enclins à lire et à commenter qu'à créer du contenu. Cette année, ils ne sont plus que 11% à tenir un blog, publier des articles ou charger des vidéos qu'ils ont eux-mêmes créées, contre 13% en 2009, selon une enquête de Forrester Research consacrée aux technologies sociales publiées mardi. C'est deux fois moins qu'en Italie (24%), et plus faible également qu'aux Pays-Bas (19%), au Royaume-Uni (16%) et en Espagne (14%). Dans le monde, les Européens sont eux-mêmes à la traîne des Américains (23%), des Japonais (36%) et des Australiens (22%).
Les Français se retrouvent en revanche dans la moyenne dans toutes les autres activités observées par Forrester. Environ un internaute sur cinq (19%) intervient sur des forums, ajoute une critique sur les sites de commerce en ligne et réagit sur les blogs. Ils sont 40% à maintenir un profil sur les réseaux sociaux et à visiter des sites communautaires, et 52% à simplement regarder des vidéos, lire des «tweets» ou des avis d'utilisateurs. Et ils excellent même dans l'usage des flux RSS, le vote sur les sites Internet et l'ajout de «tags» sur des photos. Toutefois, un internaute Français sur trois n'a encore aucune activité sociale.
Très marqué en France, cet écart entre la consultation et la création est le reflet d'une tendance plus large. En Europe, comme aux Etats-Unis et en Chine, le nombre d'internautes qui créent des contenus baisse légèrement entre 2009 et 2010. De même, la part des internautes qui apportent leur avis ne progresse pas ou très peu. Pour Jacqueline Anderson, analyste chez Forrester, «le nombre de consommateurs intéressés par ces comportements a atteint un pallier». Ce qu'elle interprète comme un «un manque d'idées fraiches», face à des contenus qui ne sont pas toujours faciles à créer.
En fait, les interventions sur Internet tendent en fait à se concentrer sur la participation aux sites communautaires, plus accessible. Ainsi, la part des européens qui consultent ou sont actifs sur les réseaux sociaux a bondi en un an de 30 à 41%. Ces nouvelles «conversations rapides» consistent souvent «en quelques mots rédigés en un minimum de temps», rappelle Forrester. Cet intérêt marqué pour Facebook et Twitter ôte du temps pour les blogs et les autres activités communautaires. Aux Etats-Unis, Facebook est devenu cet été le site où les internautes passent le plus de temps, devant Google.

Infiltrations


Le magazine L'Espresso affirme qu'un accord secret a été noué entre la police et le réseau social, pour que les enquêteurs puissent accéder aux profils sans attendre une décision de justice. Les autorités démentent.
http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif
L'hebdomadaire L'Espresso y voit déjà «l'atteinte la plus lourde aux droits des internautes jamais réalisée» dans le pays. Selon des sources jugées «fiables» par le magazine italien, un accord «secret» a été signé par Facebook, pour permettre à 400 policiers spécialisés dans les enquêtes sur Internet d'accéder aux informations des membres du réseau social. La police pourrait ainsi agir «de façon arbitraire» sans attendre une décision de justice, écrit le magazine de sensibilité de gauche.
Jusqu'alors, l'autorisation de la justice était indispensable pour s'infiltrer dans les profils. Ce pacte, présenté comme «une première en Europe», viserait à accélérer le déroulé des enquêtes, notamment dans la lutte contre la pédopornographie, les escroqueries par phishing, les vols de données et l'usurpation d'identité des personnalités publiques. Quelque 17 millions d'Italiens sont inscrits sur le réseau social.
Le démenti de la police et de Facebook
Dans un communiqué de presse, le directeur de la police postale et des communications, Antonio Apruzzese, a rapidement démenti les informations de L'Espresso. Les enquêteurs ne peuvent accéder aux données des internautes qu'«après avoir reçu l'autorisation d'un magistrat», a-t-il souligné, expliquant n'avoir «aucune possibilité d'espionner les utilisateurs». «Nous ne pouvons ni entrer dans les ordinateurs, ni dans les boîtes aux lettres électroniques», a-t-il encore affirmé. «Cela ne nous a même pas traversé l'esprit», a-t-il assuré.
Le directeur de la police des communications a néanmoins confirmé la venue récente de responsables de Facebook en Italie il y a quelques semaines, à la suite de contacts passés ces derniers mois. Cette rencontre aurait servi à informer les autorités locales du fonctionnement du réseau social, et à dresser une «ligne directrice» pour mieux coopérer, après l'accord de la justice. Contacté par LeFigaro.fr, Facebook a relayé ces explications de la police italienne.
Des informations confirmées «mot pour mot»
Dans un nouvel article publié vendredi sur son site Internet, L'Espresso a toutefois maintenu «mot pour mot» ses informations, se rangeant lui aussi derrière des sources policières. Le magazine cite notamment les déclarations d'un «haut dirigeant» de cette division de la police, qui se serait rendu aux États-Unis, au siège de Facebook, pour nouer l'accord. Ce haut gradé aurait expliqué que la collaboration avec Facebook permettait bel et bien «d'éviter de formuler une demande à l'autorité judiciaire» pour «permettre d'agir très rapidement».
L'affaire ne devrait quoi qu'il en soit pas en rester là. Interrogé par l'hebdomadaire, un sénateur du Parti démocrate italien, Vincenzo Vita, a indiqué qu'il allait rédiger une question parlementaire au gouvernement sur le sujet. D'après L'Espresso, les services secrets n'ont pas attendu pour «infiltrer sur Internet, sans aucune autorisation de l'autorité judiciaire, les mouvements d'opposition ou de supporters de football».

Ma mère est sur Facebook


« Mon pire cauchemar est devenu réalité : ma mère est sur Facebook », s’époumone, en anglais, le chanteur du groupe Blood of the TigerCat, dans un tube qui a fait le tour du Net. Si l’on en croit les pages pléthoriques du réseau social (« Contre les parents sur Facebook », « J’ai peur que mes parents viennent sur Facebook », « Au secours, mes parents débarquent sur Facebook », etc.), de nombreux adolescents partagent la crainte du rockeur. Et ils ont raison : la menace est réelle. En France, d’après Facebook, les 3 millions de moins de 18 ans inscrits sur le réseau ne représentent que 18% des utilisateurs, contre 25% pour les plus de 35 ans. Un renfort de personnes mûres qui pourrait bien — notamment — s’expliquer par un débarquement de parents. Et pas seulement pour échanger avec leurs potes à eux.
Après enquête, il semble que de nombreuses mères (oui, des mères du genre de celles qui, dans la vraie vie, sont déjà très présentes) se créent un profil précisément pour pouvoir surveiller leurs enfants. Savoir ce qui se dit, veiller au grain en ligne. « Bonjour Coralie, Papa/Maman souhaitent vous inviter à rejoindre leur groupe d’amis sur Facebook. » On imagine l’embarras de ceux qui reçoivent une telle invitation dans leur boîte mail. Envoyer bouler ses parents, voire les blacklister, c’est délicat. « J’ai accepté mon père comme"ami" après avoir hésité, confie Coralie, 18 ans. La mère de mon copain est aussi dans mes contacts, donc je suis deux fois plus surveillée. Je fais plus attention à ce que je poste sur mon profil, même si je ne cache pas de grands secrets. »
Même sans se livrer à des activités répréhensibles, on n’a pas forcément envie de savoir ses parents en planque sur le réseau. A fortiori quand on est ado et qu’on a tendance à se vanter de fumer des joints, de vomir sa vodka, d’embrasser et/ou peloter des tas de gens en un temps record, etc. Autant de fanfaronnades qui font grimper aux rideaux des parents inquiets et curieux. Qui, même en filature, ne peuvent s’empêcher de faire des commentaires. Comme cette mère d’une fille partie avec Erasmus à l’étranger. Quand la fille poste un message (avec photos) : « Hier, une fête mortelle ! », la mère bondit : « Je trouve que tu fais beaucoup la fête. »
Le risque, à trop intervenir, c’est de recevoir un jour un message du genre « Gaspard vous a supprimé de sa liste d’amis ». C’est arrivé à Marylène, 53 ans, trois enfants (16, 23 et 29 ans). « Le petit dernier m’a supprimée de ses contacts, confie-t-elle, dépitée. Il ne voulait pas que je sache tout de sa vie sentimentale. Je ne comprends pas bien sa réaction. Pourquoi étale-t-il sa vie amoureuse sur Facebook, sans pudeur, alors qu’il refuse d’en parler à sa mère ? Moi, au moins, je garderais le secret… » Mouais.
Pour Daniel Marcelli, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent au centre hospitalier de Poitiers, les réactions de défense des jeunes utilisateurs de Facebook sont saines : « Les parents pensent que plus on se dit de choses, mieux c’est. Ils sont dans l’idéologie de la transparence. Mais si le petit enfant se construit effectivement dans une relation de transparence avec son parent, l’adolescent, au contraire, a besoin d’une certaine opacité pour se différencier de ses aînés. » Autrement dit, une partie de la vie des ados est faite pour rester secrète. « C’est comme si les parents allaient fouiller dans les affaires de l’enfant et lisaient leur journal intime », ajoute l’auteur de C’est donc ça l’adolescence ? (1).
D’autres rêvent de faire ami-ami avec leurs enfants, comme en témoigne le message posté par ce père de famille : « Mes enfants sont heureux de m’avoir dans leurs contacts car je suis leur pote, ils n’ont rien à cacher. » Tu parles, Charles. De telles fadaises ont le don d’agacer les psys : « Un parent n’est pas le copain de ses enfants, tonne Daniel Marcelli. Et l’amitié virtuelle crée une zone de confusion entre les générations qui trouble les adolescents. » C’est peu dire.
Pour éviter de se faire pincer en ligne, des petits malins ont trouvé une astuce. Ils bloquent l’accès à leur compte le temps d’effacer les messages ou photos trop privées, puis autorisent à nouveau leurs parents à voir leur profil en invoquant un bug informatique pour expliquer le trou noir. Autre ruse de Sioux : créer deux profils, l’un, propre et lisse, genre enfant idéal, avec son vrai nom, que l’on rendra accessible aux parents. Et l’autre, « le vrai », sous pseudo, réservé à son véritable cercle d’amis. Plus trash.
(1) Ed. Bayard Centurion, 16 euros.
Paru dans Libération du 29 novembre 2010

http://www.ecrans.fr/Ta-mere-en-planque-sur-Facebook-a,11429.html

Face de bouc


Hervé Fischer est président de la Fédération internationale des associations de multimédia.
Qui oserait nier aujourd’hui l’importance des médias sociaux. Ils nous apparaissent comme des incontournables, que la contamination virale nourrit sans cesse. Nous courons entre MySpace, YouTube, Facebook, Classmates, Twitter, etc. anxieux d’être présents partout. Le fondateur de Linkedln (70 millions d’usagers), Reid Hoffman, a pu affirmer que « MySpace c’est le bar, Facebook c’est le barbecue au fond du jardin, et Linkeldln c’est le bureau ». Ces médias sociaux se sont multipliés : Flickr, Myheritage, Trombi, Last.fm, Plexo aux Etats-Unis, Viadeo en France, Xing en Allemagne, Jobssip en Espagne, Renren Xiaonei en Chine (une imitation de Facebook qui se traduit ainsi « les gens sur le campus »), et même en Afrique, sur téléphone mobile : iYam.mobi, lancé par Fritz Ekwoge.
Facebook, qui a juste six ans d’existence, augmente son nombre d’usagers d’un million par trimestre, à en croire les chiffres faramineux et non vérifiables qui sont annoncés, atteignant les 600 millions en cette fin de 2010. Ses revenus, de près de 635 millions en 2009, atteindraient le milliard pour 2010. Selon l’institut américain Hitwise, Facebook pourrait se prévaloir de 3% de visiteurs uniques de plus que Google et de plus de pages vues. Simultanément l’annonce du réseau Google Me est encore une fois reportée. Facebook constituerait 25% du trafic internet aux Etats-Unis. Alors que le désir de socialiser ne risque pas de diminuer, ni le sentiment de solitude de nos masses individualistes, comment peut-on annoncer aujourd’hui le déclin prévisible de Facebook ? Il y a bien des raisons.
Facebook est d’abord un réseau d’adolescents en quête d’amis — c’est devenu une sorte de compétition d’en afficher toujours plus —, et comme tous les engouements auxquels s’identifient successivement les générations de jeunes, avec des modes vestimentaires, des groupes musicaux ou des danses, la génération Facebook va vieillir et passer la main. On entend déjà de plus jeunes déclarer que Facebook, c’est inintéressant. Nous observons la même éphémérité dans la succession des modes pour les outils numériques. Ainsi, les montres digitales, qui avaient envahi à juste titre le marché, ont presque disparu. La mode est revenue aux grandes aiguilles sur de larges cadrans. On ne parle quasiment plus du jeu Second Life, qui avait tant de succès il y a trois ans, avec sa spéculation foncière, et qui battait sa propre monnaie, convertible en dollars. Chacun voulait y créer son avatar, tandis que les grandes institutions et les multinationales y investissaient pour ouvrir des vitrines et des commerces.
Malgré le goût actuel pour la transparence et l’authenticité, les réseaux d’amis tels que Facebook provoquent de plus en plus de méfiance. Il est vrai qu’en exhibant ainsi leur vie privée, beaucoup de jeunes se fichent ingénument d’eux-mêmes, et que ces données personnelles sont aussitôt utilisables pour le meilleur et pour le pire. Une enquête récente menée par Iligo, une agence française d’analyse des comportements des consommateurs, révèle que 80% des internautes n’ont pas confiance dans la politique de confidentialité des médias sociaux qu’ils utilisent. Dans le cas de Facebook, le plus en vue, de nombreuses polémiques ont obligé ses dirigeants à reculer et à faire d’apparentes concessions. Il n’en demeure pas moins qu’il est compliqué d’en sortir et que si vous y parvenez, le site vous « rassure » en vous indiquant que si vous changez d’avis et voulez plus tard vous réinscrire, vous y retrouverez aussitôt toutes les données personnelles que vous y avez mises — celles que précisément vous venez d’essayer d’effacer définitivement pour protéger votre vie privée et votre avenir ! Ces deux faces de Facebook, l’une de gentille convivialité, l’autre d’exploitation commerciale sournoise de ces données privées, sont terriblement contradictoires. Tim Berners-Lee, l’inventeur du Web, voici juste vingt-cinq ans, vient de publier une mise en garde insistante sur le « caractère fermé » de la plateforme Facebook. Nous ajouterons que malgré l’annonce récente de Facebook d’offrir désormais un mode d’échange facile, rapide et convivial qui allait rendre obsolète le « vieux courriel », ce réseau n’offre guère d’innovations dans ses fonctionnalités.
En outre, il manque de profondeur, se dédiant à des échanges superficiels et sans contenus. Je vois mal, enfin, comment cette plateforme surmontera encore longtemps la contradiction évidente entre les relations naïves d’adolescents et les usages adultes corporatifs ou professionnels, tels que les campagnes politiques, commerciales, humanitaires, les débats littéraires, scientifiques, historiques, universitaires, etc. Encore deux faces de Facebook qui ne s’accordent pas. Les clientèles ne sont pas les mêmes, les activités non plus et cette plateforme est manifestement trop large pour ne pas apparaître bientôt fragile et non pertinente.
En outre, l’abus commercial d’exploitation des données personnelles, qui incite beaucoup d’utilisateurs à quitter Facebook, a suscité une initiative alternative, celle de Diaspora à New York, en mai 2010, qui propose une plateforme en logiciel libre avec code source ouvert, qui permet à tous les usagers de contrôler les orientations, les politiques et les usages du site.
Les médias sociaux ne disparaîtront pas, mais ils vont se segmenter davantage, pour mieux répondre à des besoins plus spécifiques de groupes plus définis. Et dans la lutte entre les empires numériques Microsoft, Google et Facebook, c’est ce dernier qui est le plus fragile, malgré l’excès de ses succès actuels, ou plutôt à cause de cet engouement superficiel et non structuré. Les communications sans contenu sont comme l’eau, qui se répand successivement en vases communicants. Autre métaphore : les contaminations virales sont comme les bancs de poissons ou les volées de perroquets, elles se déplacent rapidement et en bloc. L’avenir prochain de Facebook est plus qu’incertain. Entraîné par son succès, on ne voit pas comment il pourrait se reconfigurer en ciblant mieux ses objectifs et ses fonctionnalités avant de perdre les faveurs de la prochaine vague d’adolescents et des usagers adultes qui s’y sont accrochés.
Paru dans Libération du 21 décembre 2010
http://www.ecrans.fr/Le-declin-programme-de-Facebook,11618.html

Hommes sandwich


Le bouche-à-oreille est depuis des années déjà le nerf de la guerre en matière de marketing viral, faisant de chaque internaute disposant d’un compte Facebook ou Twitter un relais de communication plus ou moins étendu.
« Aimer » une fan page d’un groupe de musique ou d’une marque s’affiche ainsi depuis longtemps dans le flux d’informations de vos contacts sur Facebook, qui peut déjà le signaler de manière plus exposée via les publicités de sa colonne de droite. Avec le système Sponsored Stories, le réseau social aux 600 millions de membres va plus loin. Décrit par Facebook comme « un nouveau moyen pour les marketers de faire émerger des recommandations via le bouche-à-oreille », le concept consiste à transformer certaines publications d’« amis » (notamment les check-in par géolocalisation grâce à Facebook Places et les « likes » de pages officielles) en publicités.
L’idée vous gonfle d’avance ? Pas de chance : pour l’instant, l’opt-out (soit possibilité de ne pas profiter de la chose) est impossible. Démonstration :
La critique de cette fonctionnalité doit toutefois prendre en compte une caractéristique importante : il n’y a rien de bien vraiment neuf dans cette nouveauté, comme l’explique un directeur de produit pour Facebook dans la vidéo. « Tout ce qu’un de vos amis peut voir comme une histoire sponsorisée utilisant l’un de vos contenus est en réalité quelque chose qu’il aurait déjà vu en temps normal dans son flux d’informations. Une histoire sponsorisée avec votre contenu n’apparaît jamais sur le mur d’un membre qui ne serait pas votre ami », peut-on entendre dans la vidéo.
Une impression de déjà vu ? Peut-être l’épisode Beacon, du nom de ce système présenté en 2007 qui mixait déjà contenus personnel et publicité, avec le non succès que l’on connaît : après un procès en 2008, Beacon avait définitivement été abandonné par l’entreprise en septembre 2009. Reste à espérer que Facebook écoutera, une fois de plus, les retours de ses utilisateurs pour accommoder au mieux ce nouveau type de service.
http://www.ecrans.fr/Facebook-600-millions-d-hommes,11861.html

Baby Gaga


Ils tweetent dès la naissance, ne parlent pas encore mais ont déjà des tas d’amis sur Facebook et, bien sûr, leur propre adresse e-mail. Ces bébés ultra-connectés made in USA, nés de parents accros aux réseaux sociaux, héritent d’une empreinte digitale difficile à effacer... Symptôme de l’ère numérique ou dérive narcissique ? Enquête.
Charlotte Balanon raconte sa vie sur Twitter. Ce petit bout de chou de 8 semaines tweete depuis plusieurs mois, une manie qu’elle a acquise... alors qu’elle était encore blottie dans l’utérus de sa mère. « Mon nom de scène est Baby Gaga », précise-t-elle ainsi aux 168 admirateurs qui suivent ses faits et gestes sur le site de microblogging. Fille d’un père « geek » qui fabrique des applications pour iPhone, Charlotte fait partie de la nouvelle génération de bébés sociaux, une tendance en plein essor aux États-Unis, patrie de Twitter, Facebook et YouTube. « Je trouve drôle de tweeter au nom de Charlotte. Je lui ai créé son propre compte Twitter le jour où nous avons annoncé à notre entourage que ma femme était enceinte, explique Henry Balanon. Pour moi, il s’agissait d’une manière de créer un lien avec mon enfant, alors qu’elle n’était encore qu’un embryon, et de me mettre à la place du bébé. Quand je tweete, je me demande ce qui peut bien lui passer par la tête et j’essaye de faire preuve d’humour. »

Sur la Toile, Charlotte navigue en bonne compagnie. Celle, par exemple, d’Olivia, cinquième enfant du coureur cycliste Lance Armstrong, à ce jour le bébé le plus populaire sur Twitter. « Regardez comme ma robe est jolie », clame-t-elle ainsi à ses 4248 fans (photo à l’appui). Pour Julia Allison, blogueuse – adulte – de renom et spécialiste des réseaux sociaux, « Twitter est devenu pour cette nouvelle génération de pères un moyen cool d’évoquer leur nouveau statut de parent. »
Il y a cinq ans, les blogs de mères étaient très tendance; un pas nouveau a été franchi avec ces pères tweeters.
Illustration Marcel « Ce sont des hommes qui n’ont ni le temps ni l’envie de passer des heures à bloguer sur les prouesses de leurs nouveau-nés, précise Julia Allison. Aujourd’hui, innombrables sont ces parents qui postent par dizaines des images de leurs nourrissons, oubliant souvent que si les grands-parents ne se lassent pas de voir autant de photos, la plupart de leurs amis facebookiens ne s’intéressent nullement aux prouesses de ces chérubins », ajoute encore Julia.

Surfer sur les réseaux des bébés sociaux
Outre Twitter où les enfants en couches culottes racontent leur vie en moins de 140 caractères (il n’y pas de limite d’âge pour ouvrir un compte sur Twitter), et Facebook, où les bébés sont parfois obligés de partager leur compte avec leurs parents, il existe Wee-Web, un réseau conçu pour raconter et montrer les exploits des bébés. Kidmondo propose la version numérique du Journal de bébé (disponible en anglais, espagnol et italien).Path est une application iPhone qui vous permet de partager la vie de bébé avec 50 amis proches (et pas un de plus). Enfin, Babyblogs.com est une plate-forme pour créer un blog dédié à votre nouveau-né...

http://madame.lefigaro.fr/societe/baby-boom-sur-facebook-260511-151015

jeudi, juin 23, 2011

On se dit tu ou vous ?

La rencontre à l’heure du Web social, non pas la rencontre amoureuse, mais la "mise en relation", fonctionne avec des codes tout neufs, que nous inaugurons, façonnons tous les jours. Cette hésitation permanente entre le "tu" et le "vous" en est une illustration.

mardi, mai 01, 2007

Avant Facebook

Mai 68
Dans tout le pays, les portes s'ouvrent à n'importe quel citoyen, la parole se libère et devient pour quelques semaines la raison d'être des Français. Enthousiasmé ou catastrophé, dubitatif ou méditatif, chacun selon sa sensibilité participe ou observe. Des dialogues intenses se nouent dans les rues, entre inconnus, et à travers les générations.

Source Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mai_1968