-->
Affichage des articles dont le libellé est humanité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est humanité. Afficher tous les articles

vendredi, juin 24, 2011

Standardisation du contrôle-commande

Les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise ont émis lundi des réserves sur les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR. Elles demandent aux exploitants et fabricant «d'améliorer la conception initiale de l'EPR», selon une déclaration commune. Une déclaration qui intervient alors que deux de ces réacteurs de troisième génération sont en cours de construction en France et en Finlande.
Le niveau de sûreté des systèmes de contrôle-commande, cerveau de l'EPR, avait déjà été mis en cause en avril par l'Inspection britannique des installations nucléaires (NII), pays où les groupes français Areva et EDF se proposent de construire quatre réacteurs.
La critique porte sur la trop grande interconnexion entre deux systèmes de contrôle, supposés être indépendants, l'un faisant fonctionner le réacteur et l'autre assurant sa sécurité. «L'indépendance de ces systèmes est importante. En effet, si un système de sûreté est appelé à servir en cas de perte d'un système de contrôle, alors ces deux systèmes ne doivent pas faillir simultanément», soulignent lundi les autorités de sûreté du nucléaire française (ASN), britannique (HSE/ND) et finlandaise (STUK).
En conséquence, les exploitants se voient demander «d'améliorer la conception initiale de l'EPR». «Il incombe aux exploitants et au fabricant Areva de répondre aux questions techniques soulevées par leurs autorités de sûreté», des solutions différentes pouvant être proposées par chaque exploitant «pour pallier la perte de systèmes de sûreté», selon la déclaration commune.
Dans une lettre adressée au directeur de l'ingénierie nucléaire à EDF, le directeur général de l'ASN, Jean-Christophe Niel, lui demande «d'examiner dès à présent des dispositions de conceptions différentes», car la «certitude d'aboutir in fine à une démonstration de sûreté acceptable fondée sur l'architecture actuelle n'est pas acquise». L'ASN relève que la «complexité» de cette architecture «rend difficile l'élaboration d'une démonstration de sûreté satisfaisante».
Pour le groupe Areva, «la sûreté du réacteur n'est pas mise en cause». Areva «soutient la démarche commune des autorités de sûreté nucléaire qui vont dans le sens d'une standardisation du contrôle-commande», a déclaré à l'AFP une porte-parole du constructeur.
La «renaissance du nucléaire est décapitée», s'est pour sa part réjoui le mouvement «Sortir du nucléaire», qui demande «l'annulation générale du programme EPR», et en particulier du chantier en cours à Flamanville (Manche) et du réacteur prévu à Penly (Seine-Maritime). «Sur le plan technique, les deux principaux réacteurs actuellement sur le marché, l'EPR français et l'AP 1000 américain, rencontrent de très graves difficultés, tant sur le plan de la sûreté que sur les chantiers déjà engagés», ajoute l'association anti-nucléaire dans un communiqué.
Destiné à devenir le premier réacteur EPR de troisième génération au monde, le réacteur d'Olkiluoto en Finlande, prévu initialement pour l'été 2009, accumule les retards et les dépassements de coût. Son entrée en service pourrait être de nouveau retardée au-delà de juin 2012, a prévenu à la mi-octobre le commanditaire TVO.
(Source AFP)

Est-il bien prudent d'envoyer des messages aux extra-terrestres ?

En 2008, la Nasa a diffusé dans l'espace la chanson des Beatles "Across the Universe", à l'intention d'éventuels extraterrestres. Une initiative alors saluée par Paul McCartney. Mais des experts s'inquiètent de la profusion de messages filant vers le cosmos.Est-il sage de signaler notre présence à d'éventuels voisins hostiles? De quel droit certains peuvent-ils prétendre représenter notre monde face à la galaxie? Autant de questions évoquées lors d'une récente conférence à Londres.
Beaucoup de messages sont "responsables, mais je m'interroge sur certains autres trucs qui sont transmis", a déclaré Albert Harrison, professeur de psychologie sociale à l'Université de Californie, lundi au cours de la conférence organisée par la Royal Society (Académie des sciences britannique).
Il énumère "des photos de célébrités, de deux candidats politiques --l'un identifié comme bon, l'autre comme mauvais--, des publicités alimentaires, des lettres d'amour de rock stars".
"Nous pouvons apparaître comme une menace"
Et d'ajouter : "Lorsqu'on commence à émettre et à attirer l'attention sur nous, il faut faire très attention à l'image qu'on donne. Nous pouvons apparaître comme une menace pour eux".
"Nous ne savons pas ce qu'il adviendra de ces messages", souligne-t-il. D'autant plus qu'ils peuvent mettre des centaines d'années à atteindre leur cible.
La chanson des Beatles n'arrivera qu'en 2439 à d'éventuels destinataires à proximité de l'étoile polaire.
La soif de contact avec des civilisations extraterrestres a une longue histoire. Le sondes américaines Pioneer 10 and 11, lancées en 1972 et 1973, ont emporté des plaques représentant une homme et une femme nus et des symboles expliquant la position de la Terre et du Soleil.
Voyager 1 et 2, lancés en 1977, maintenant arrivés aux confins du système solaire, transportent un disque en cuivre plaqué or où sont gravés des chants et images de la Terre.
Mais Voyager 1 mettra encore 40.000 ans avant d'arriver près d'une étoile. Persone ne sait si des êtres intelligents seront là pour s'emparer de la capsule... ni si notre espèce aura survécu pour recevoir une réponse.
D'où l'idée de communiquer par les ondes qui voyagent à la vitesse de la lumière: 300.000 km/s.
Après avoir en vain depuis cinquante ans tenté de détecter des signaux venus de l'espace révélant la présence d'une autre civilisation, les promoteurs de l'initiative SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) ont été tentés de lancer des messages plutôt que d'attendre d'en recevoir.
Depuis un demi-siècle, nos émissions télévisées filent déjà vers l'espace, l'atmosphère terrestre ne pouvant les arrêter.
Mais de puissants émetteurs de radioastronomie sont utilisés par des agences spatiales ou d'autres institutions pour transmettre volontairement d'autres messages.
Un premier, très court (1.679 bit), avait été diffusé en 1974 vers un amas d'étoiles qu'il devrait atteindre dans 25.000 ans. Deux "appels cosmiques" ont suivi en 1999 and 2003. En 2006, la chaîne franco-allemande ARTE a envoyé des messages du public vers l'étoile Errai, distante de 45 années-lumière (1 AL= 9.500 milliards de km).
Contractions vaginales
Les ondes véhiculent les messages les plus sérieux et philosophiques, telle une "Pierre de Rosette interstellaire", source d'informations sur la Terre et les Homo sapiens, mais aussi des blagues.
Des enregistrements de contractions vaginales de ballerines du Boston Ballet ont été envoyées dans les années 1980 vers les étoiles Epsilon Eridani et Tau Ceti, pour donner à la galaxie une idée de la façon dont l'humanité conçoit sa descendance.
Faute de preuve de l'existence d'extraterrestres, ces tentatives de communication risquent d'être une perte de temps, selon l'astrophysicien européen Malcolm Fridlund qui invite néanmoins à faire attention.
"Je ne reste pas éveillé la nuit en m'inquiétant de l'existence de seigneurs de la galaxie", a-t-il confié à l'AFP. "Mais quand on ne sait rien de ce qu'il y a là-bas, on devrait être un peu plus prudent".
(Source AFP)

Etre humain

Tous les hommes sont-ils dignes de la qualité d'être humain? La dignité est-elle inaliénable? Peut-on la perdre? le philosophe Eric Fiat, auteur de «Grandeur et misère des hommes, petit traité de dignité» (Larousse) a répondu à vos questions.
Dodcoquelicot : Ne pensez-vous pas qu'une trop grande notion de dignité peut entraîner les pires exactions ou, tout du moins, nous paraître quelque peu «réactionnaire»?
Eric Fiat. L'un des sens du mot dignité est «tenu, contenant, maintien, maîtrise de soi», on peut en effet admettre qu'il est bon que les hommes se soient un peu libérés d'une obligation trop prégnante à se tenir, à se maîtriser, à se contenir. En ceci, oui, on peut considérer qu'il y aurait quelque réaction à vouloir que les hommes, en effet, «se tiennent», «se contiennent», «se retiennent», en toutes circonstances.
Cependant, fondamentalement, je ne crois pas du tout qu'il soit réactionnaire d'exiger de tout homme qu'il essaie d'être digne de sa dignité d'homme. Il me semble qu'il y a, en tout homme, quelque chose d'éminent, quelque chose de sacré, et je trouve que tout homme devrait essayer d'être à la hauteur de cette chose éminente et sacré qui se trouve en lui. Je ne trouve pas que ce soit réac qu'on demande à l'homme qu'il garde sa dignité. Garder sa dignité, ce n'est pas garder quelque chose qu'on risquerait de perdre. Si l'homme devait garder sa dignité comme un homme ses cheveux, ou une fille sa virginité, alors la dignité ne ferait pas partie de l'humanité.

??. Sait-on depuis quand cette notion de «dignité humaine» est entrée dans le sens commun? Est-ce qu'il y a eu un moment dans l'Histoire de l'humanité qui a été déterminant?
Il y a eu deux moments déterminants: à la Renaissance et au XIXe siècle. A la Renaissance, fourmillent les traités de la dignité humaine, et ce sont des textes chrétiens. Au XIXe cette notion devient à la mode, au moment où la bourgeoisie supplante la noblesse. Parce que la valeur suprême pour les nobles c'était l'honneur, comme les bourgeois ne pouvaient pas lutter avec les nobles sur le terrain de l'honneur, il ont promu une nouvelle valeur: la dignité.

Omik. La dignité n'est donc pas inné?
Je n'aime pas me servir du couple inné-acquis. L'homme vient au monde porteur d'une valeur absolue, et dignité vient de «dignus» qui veut dire «qui vaut», «qui a de la valeur», en ceci on pourrait dire que la dignité est innée. Mais, l'homme doit apprendre ensuite à être digne de cette dignité. Pour cette raison, on peut dire que la dignité s'acquiert.
Par exemple: on apprend à l'enfant ne pas s'enduire de ses propres excréments, on lui apprend à respecter autrui. Donc, ça n'est ni inné, ni acquis, ou bien c'est à la fois inné et acquis.

Pasjuste. Plus on est démuni, pauvre, plus la notion de dignité s'éloigne, qu'en pensez-vous?
La pauvreté, la misère, plonge l'homme dans une condition indigne de sa dignité. Mais, la misère ne lui fait pas perdre sa dignité. Même si l'homme misérable peut perdre le sentiment de sa dignité, il serait scandaleux de dire qu'il a perdu sa dignité. Bref, distinguons la dignité du sentiment de la dignité.

Mathieu. N'est-ce pas la société qui impose ce qui digne et indigne, qu'est-ce que vous en pensez?
Oui, chaque civilisation a ses propres normes au sujet de ce qui est digne et de ce qui ne l'est pas. Il y a donc bien une relativité des usages. Cependant, le but est universel: préserver la valeur sacrée de tout homme. Ce n'est pas parce que les normes sont relatives qu'elles doivent être méprisées.

Iradié. Face à «l’hystérie de l’information», l’hypercommunicabilité, la dignité n’est-elle pas de redevenir un peu invisible?
Cette proposition me séduit beaucoup. L'un des synonymes de dignité est pudeur, parce qu'on se «drape dans sa dignité». Préserver sa dignité c'est donc en un sens préserver sa pudeur. L'hypercommunication rend difficile le secret, sans secret pas de pudeur, sans pudeur peu de dignité. Réinventons le clair obscur de Rembrandt ou de Baudelaire!

Debora. Les politiques abusent-ils du mot dignité, le font-ils en toute conscience?
Ils ne sont pas les seuls à en abuser. La formule «il faut respecter la dignité de la personne humaine» sature les discours. On l'entend aussi bien dans les églises que dans les loges, dans les écoles et dans les stades, dans les meetings de la gauche vertueuse, et dans ceux de la droite «vicieuse».
Mais parler trop de dignité, n'est-ce pas en manquer? La dignité fait partie des vertus fragiles, avec la modestie, la pudeur. De même qu'on ne peut être modeste et le proclamer (proclamer qu'on est modeste est une preuve d'orgueil). De même qu'on ne peut pas être pudique et le dire (il est impudique de se dire pudique). De même, c'est peut-être manquer de dignité que d'en trop parler. Mais ça ne concerne pas que les hommes politiques.

Hatsune Miku


Elle a 16 ans, pèse 42 kg, mesure 1m58, et son légume préféré est le poireau. Hatsune Miku n'a pourtant rien de réel : elle a été créée par la société informatique Crypton Future Media, et sa voix a été développée avec le Vocaloid de Yamaha. Au départ en 2003, Miku Hatsune n'était que la mascotte d'un programme qui permet de faire chanter des paroles par une voix artificielle. Mais l'engouement pour le personnage a été telle que Miku Hatsune est devenue une artiste qui remplit des salles de concerts.
Son style musical n'a rien de révolutionnaire: de la pop classique (un rythme d'eurodance et des synthés à gogo), mais ça suffit à convaincre le public: le 9 mars, Miku Hatsune a donné un concert à guichets fermés au Zepp Tokyo, et le DVD du concert est disponible à la vente depuis le 1er septembre.
Mais les fans de Hatsune Miku ne se contentent pas d'être spectateurs: ils écrivent aussi de la musique pour elle. Crypton Future media a même créé un label de musique,  KarenT et une chaine youtube pour diffuser ces morceaux.
En 2002 dans Simone, le réalisateur Andrew Niccol avait imaginé un réalisateur qui fait tourner un hologramme pour éviter les caprices de star. La chanson japonaise a exaucé son rêve.

http://next.liberation.fr/musique/01012301527-hatsune-miku-la-chanteuse-a-succes-qui-n-existe-pas

Comparaison


Comme en Irak, les chrétiens du Pakistan souffrent de persécution. Une femme y a même été condamnée à mort lundi pour avoir blasphémé le prophète Mahomet, rapportent mercredi les quotidiens britanniques Telegraph et Christian Today.
Asia Bibi, 37 ans, est chrétienne et mère de plusieurs enfants. Un jour de juin 2009, alors qu'elle travaille aux champs en compagnie d'autres femmes, un incident survient. Selon les correspondants du Telegraph au Pakistan, on demande à Asia d'aller chercher de l'eau mais quand celle-ci s'exécute, les autres femmes refusent de toucher au liquide qu'elles estiment «impur». S'ensuit une conversation animée autour de la religion. Alors qu'Asia est pressée par ses collègues «de renoncer à sa foi chrétienne et d'embrasser l'Islam», rapporte Christian Today, elle répond «avec ses mots à elle», précise le Pakistan Christian Post.
«Le Pakistan a franchi une limite»
Asia aurait alors fait l'erreur de risquer une comparaison entre Jésus et Mahomet. «Qu'a fait ce dernier pour les hommes quand Jésus s'est sacrifié pour les péchés des hommes ?», lance-t-elle en substance à ses contradictrices, selon Christian Today. Les versions des différents journaux rapportant l'affaire divergent quelque peu sur la suite des évènements. Quoi qu'il en soit, il semble qu'après cette discussion, Asia a été prise à partie par une foule agressive. Elle se réfugié alors auprès de la police qui, sous la pression de la foule, se retourne contre elle en l'arrêtant pour blasphème.
Depuis plus d'un an, Asia a donc été maintenue en détention. Jusqu'à ce jugement du tribunal de Sheikhupura, une ville de la province du Punjab dans le nord du pays, la condamnant lundi à la peine capitale. Au Pakistan, les lois antiblasphème qui existent servent surtout, d'après les associations chrétiennes, à persécuter leur communauté estimée à environ trois millions de personnes.
Aussitôt, plusieurs associations chrétiennes sont montées au créneau. Le Pakistan Christian Congress a demandé au président d'intervenir et appelle à l'abrogation des lois antiblasphème. «Le Pakistan a franchi une limite», a réagi Andy Dipper, directeur exécutif de Release International, qui appelle à la libération d'Asia. D'après le Pakistan Christian, c'est en effet la première fois qu'une femme est condamnée à une telle peine pour ces faits.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/11/10/01003-20101110ARTFIG00715-une-chretienne-condamnee-a-mort-pour-blaspheme-au-pakistan.php

Rupture de stock


Les Etats-Unis ont exécuté jeudi soir un homme de 58 ans en utilisant pour la première fois un anesthésiant employé pour euthanasier les animaux en raison d’une rupture de stock nationale du produit habituel.
Le décès de John Duty, condamné à mort en 2002 dans l’Oklahoma pour le meurtre l’année précédente de son compagnon de cellule, a été prononcé à 18h18 locales, soit seulement six minutes après le début de l’injection, a assuré à l’AFP Jerry Massie, porte-parole de l’administration pénitentiaire de cet Etat du sud des Etats-Unis.
L’injection mortelle qu’il a reçu comprenait «pour la première fois dans le pays», selon le Centre d’information sur la peine de mort (DPIC), du pentobarbital, un puissant anesthésiant vétérinaire.
L’Oklahoma, comme plusieurs autres Etats américains, n’a plus de thiopental, l’anesthésiant validé par la Cour suprême, en raison d’une rupture de stock chez Hospira, le seul laboratoire qui le fabrique sur le sol américain.
La production doit reprendre au premier trimestre 2011 mais, en attendant, les Etats ont rivalisé d’ingéniosité pour pouvoir poursuivre les exécutions.
«Cobaye»
Le 14 octobre l’Oklahoma avait exécuté un condamné grâce à une dose de thiopental empruntée à l’Etat voisin de l’Arkansas (sud). L’Arizona (sud-ouest) est allé se fournir en Grande-Bretagne pour exécuter un condamné le 27 octobre.
Le Kentucky (centre-est) et la Californie (ouest) ont en revanche reporté plusieurs exécutions à 2011.
Craignant que leur client soit réduit à l’état de «cobaye» pour cette exécution inédite, les avocats de John Duty ont tenté jusqu’au dernier moment d’obtenir de la justice qu’elle suspende son exécution.
«En l’absence d’expertise, d’essai clinique et d’études scientifiques capables de donner une idée des effets du produit, John Duty deviendrait le sujet humain de l’expérimentation d’une méthode d’exécution jamais testée auparavant», écrivaient-ils dans leur requête.
Mais l’utilisation de ce produit a reçu mardi le feu vert d’une cour d’appel fédérale pour qui «la quantité prévue de pentobarbital est suffisante pour plonger le condamné dans l’inconscience et serait même probablement mortelle dans la plupart des cas, voire tous».
Viol, braquage, et fusillade
Le premier produit injecté est crucial, rappellent les anti-peine de mort car il endort le condamné et permet qu’il ne ressente pas les effets, très douloureux, des deux produits suivants, qui paralysent les muscles et arrêtent le coeur.
Dans le cas de John Duty, l’exécution s’est déroulée comme prévu, a indiqué Jerry Massie de l’administration pénitentiaire de l’Oklahoma.
Cette première expérience pourrait donner des idées aux autres Etats américains en rupture de thiopental. Lorsqu’il a étranglé son compagnon de cellule, Curtis Wise, 22 ans, John Duty purgeait trois peines de prison à vie consécutives pour viol, braquage, et fusillade avec intention de tuer en 1978. L’homme a avoué avoir convaincu son compagnon qu’il souhaitait être placé à l’isolement et a obtenu de lui qu’il se laisse ligoter pour faire croire à une prise d’otage.
Selon la presse locale, il a ensuite écrit une lettre à la mère de sa jeune victime, racontant les faits avec des détails cruels. Lors de son procès, il a plaidé coupable et refusé que son avocat présente des éléments de circonstances atténuantes. Il a demandé au jury de le condamner à mort.
John Duty est le 46e et dernier condamné à mort exécuté aux Etats-Unis en 2010.
(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012308664-aux-etats-unis-un-condamne-a-mort-execute-avec-un-anesthesiant-pour-animaux

Baby Gaga


Ils tweetent dès la naissance, ne parlent pas encore mais ont déjà des tas d’amis sur Facebook et, bien sûr, leur propre adresse e-mail. Ces bébés ultra-connectés made in USA, nés de parents accros aux réseaux sociaux, héritent d’une empreinte digitale difficile à effacer... Symptôme de l’ère numérique ou dérive narcissique ? Enquête.
Charlotte Balanon raconte sa vie sur Twitter. Ce petit bout de chou de 8 semaines tweete depuis plusieurs mois, une manie qu’elle a acquise... alors qu’elle était encore blottie dans l’utérus de sa mère. « Mon nom de scène est Baby Gaga », précise-t-elle ainsi aux 168 admirateurs qui suivent ses faits et gestes sur le site de microblogging. Fille d’un père « geek » qui fabrique des applications pour iPhone, Charlotte fait partie de la nouvelle génération de bébés sociaux, une tendance en plein essor aux États-Unis, patrie de Twitter, Facebook et YouTube. « Je trouve drôle de tweeter au nom de Charlotte. Je lui ai créé son propre compte Twitter le jour où nous avons annoncé à notre entourage que ma femme était enceinte, explique Henry Balanon. Pour moi, il s’agissait d’une manière de créer un lien avec mon enfant, alors qu’elle n’était encore qu’un embryon, et de me mettre à la place du bébé. Quand je tweete, je me demande ce qui peut bien lui passer par la tête et j’essaye de faire preuve d’humour. »

Sur la Toile, Charlotte navigue en bonne compagnie. Celle, par exemple, d’Olivia, cinquième enfant du coureur cycliste Lance Armstrong, à ce jour le bébé le plus populaire sur Twitter. « Regardez comme ma robe est jolie », clame-t-elle ainsi à ses 4248 fans (photo à l’appui). Pour Julia Allison, blogueuse – adulte – de renom et spécialiste des réseaux sociaux, « Twitter est devenu pour cette nouvelle génération de pères un moyen cool d’évoquer leur nouveau statut de parent. »
Il y a cinq ans, les blogs de mères étaient très tendance; un pas nouveau a été franchi avec ces pères tweeters.
Illustration Marcel « Ce sont des hommes qui n’ont ni le temps ni l’envie de passer des heures à bloguer sur les prouesses de leurs nouveau-nés, précise Julia Allison. Aujourd’hui, innombrables sont ces parents qui postent par dizaines des images de leurs nourrissons, oubliant souvent que si les grands-parents ne se lassent pas de voir autant de photos, la plupart de leurs amis facebookiens ne s’intéressent nullement aux prouesses de ces chérubins », ajoute encore Julia.

Surfer sur les réseaux des bébés sociaux
Outre Twitter où les enfants en couches culottes racontent leur vie en moins de 140 caractères (il n’y pas de limite d’âge pour ouvrir un compte sur Twitter), et Facebook, où les bébés sont parfois obligés de partager leur compte avec leurs parents, il existe Wee-Web, un réseau conçu pour raconter et montrer les exploits des bébés. Kidmondo propose la version numérique du Journal de bébé (disponible en anglais, espagnol et italien).Path est une application iPhone qui vous permet de partager la vie de bébé avec 50 amis proches (et pas un de plus). Enfin, Babyblogs.com est une plate-forme pour créer un blog dédié à votre nouveau-né...

http://madame.lefigaro.fr/societe/baby-boom-sur-facebook-260511-151015

vendredi, février 15, 2008

Cela n'ajoute rien, hormis du pathos

Pour le philosophe, le parrainage d'enfants juifs morts en déportation par des élèves de CM2 relève de la «tyrannie de la pénitence .
LE FIGARO. Que pensez-vous du parrainage des enfants juifs morts en déportation par des élèves de CM2souhaité par le président ?
Pascal BRUCKNER. Cela n'ajoute rien, hormis du pathos. Si l'on veut rendre hommage aux victimes du nazisme, il ne sert à rien de renverser le cours de l'histoire, de les célébrer sans cesse. Cela ne lavera pas le péché de la collaboration. Le nazisme a été vaincu. Maintenant, si nous voulons honorer les victimes, il faut éviter que cela se reproduise et combattre les avatars de la dictature, de Kadhafi à Bouteflika.
La connaissance du passé ne permet-elle pas de combattre l'antisémitisme ?
On confond mémoire et histoire. Ce qui doit s'enseigner à l'école, c'est l'histoire. Mais Nicolas Sarkozy fait son marché dans toutes les communautés. Il fait allégeance à Rome, puis à la «religion de la Shoah»,dont on connaît pourtant les limites. On ne lutte pas contre l'antisémitisme en présentant les Juifs uniquement comme des victimes. Cela ne fait qu'alimenter la rage de ceux qui les jalousent. Ils se lancent dans la surenchère, l'exhibition des souffrances, dans l'espoir de les détrôner. Comme avec Dieudonné, ou encore à Durban où les participants présentaient l'intifada comme une Shoah.
Faut-il renoncer au devoir de mémoire, au nom de la concurrence des mémoires ?
Le devoir de mémoire défi­ni par Primo Levi est l'obligation faite aux survivants, aux té­moins, de dire, de raconter. Pas celle de commémorer.
Les enfants sont peut-être plus réceptifs à cette histoire tragique ?
Les jeunes sont gavés de Shoah depuis des années et cela n'a pas empêché la montée de l'antisémitisme dans les banlieues. Cette fois, on propose une approche encore plus sen­timentale. En parlant aux en­fants d'autres enfants, comme si les adultes ne pouvaient plus comprendre. C'est une initiative dangereuse qui va ajouter du pathos et faire dire, une fois de plus : «y'en a que pour les Juifs». La compassion, c'est dangereux.

samedi, mai 05, 2007

Gènes

Extrait :
Cela va bien au-delà d'un visage expressif ou de quelques doigts préhensiles. Les primatologues trouvent de plus en plus de similitudes entre l'homme et le chimpanzé, que ce soit dans les attitudes ou dans les capacités. Et ce dernier nous dépasserait même dans certains domaines de la mémoire. Un récent article de John Noble Wilford dans le New York Times revient sur les dernières découvertes exposées par plus de trois cents scientifiques réunis fin mars au Lincoln Park Zoo de Chicago pour un congrès intitulé "L'esprit du chimpanzé".

Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-905204@51-905256,0.html