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mercredi, mai 02, 2007

Malraux, ce n'est pas Doc Gynéco

Extrait :
La candidate a également ironisé sur les critiques formulées par Nicolas Sarkozy sur Mai 68, accusant le candidat de l'UMP d'avoir "remonté le temps".
"Il disait que tout était de la faute de mai 68. Quelle mouche l'a piqué? Car Mai 68, c'était il y a 40 ans", a-t-elle dit.
"Tout semblait calme autour du Palais omnisports de Bercy", a-t-elle poursuivi en évoquant le meeting au cours duquel Nicolas Sarkozy a souhaité dimanche voir "liquider" l'héritage de 68: "Mais à l'écouter, à l'intérieur, ce n'étaient que voitures fumantes, barricades, charges de police, délitement des valeurs, laxisme des moeurs, crise de l'autorité".
"La machine à remonter le temps avait été mise en marche. A Bercy, on était en juin 68. Moi, je ne souhaite pas que la France parvienne à ce point de blocage pour précisément susciter comme en mai 68 des révoltes, des revendications, des grèves qui ont tout bloqué".
Pour Ségolène Royal, "le Palais de Bercy, ce n'est pas la remontée des Champs Elysées, Malraux, ce n'est pas Doc Gynéco, François Mauriac, ce n'est pas Bernard Tapie, et Nicolas Sarkozy, ce n'est pas le général De Gaulle. Alors il faut garder son calme et son sang froid et réformer la France avant qu'elle ne se soulève".
"A Bercy, on a fait ovationner le mot Kärcher, on a parlé de liquider Mai 68, on dit vouloir 'reformater' la France. J'appelle tous les Français à y réfléchir en conscience, à se rassembler sur d'autres valeurs", a lancé Ségolène Royal, attaquant frontalement son rival.
"Nous savons à quoi va conduire le passage en force et la brutalité (...) La fameuse rupture annoncée est une fracture républicaine", a-t-elle dit.

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elysee_2007/20070430.OBS4937/segolene_royal__nicolas_sarkozyce_nest_pas_le_general_d.html

mardi, mai 01, 2007

Loufoque

Mai 68 s’invite dans le débat présidentiel quelques jours avant le second tour. Après que Nicolas Sarkozy a accusé dimanche le mouvement protestataire d'avoir détruit les valeurs, la hiérarchie et s’est demandé ouvertement si cet héritage «doit être liquidé une bonne fois pour toute», Dominique Strauss-Kahn a souligné lundi qu' «il n'y avait aucune raison que nous soyons honteux de 1968», un mouvement selon lui porteur de «nouvelles libertés». «Je n'aimerais pas une société qui soit le contraire des idéaux de Mai 68. Il n'y a aucune raison que nous soyons honteux de 1968. Je ne renie pas ces valeurs, même si évidemment c'était souvent un peu loufoque».

Source : http://www.20minutes.fr/article/155058/20070501-France-Faut-il-enterrer-mai-68.php